- Client
- FlexMJL
- Cadre
- Mandat mené en équipe au sein d’Actif Gestion Technologies
- Nature
- Application web développée à partir de rien
- Terrain
- Santé et sécurité au travail · Données · CRM · Facturation · Hébergement
- Rôle
- Développement, intégration, opérations et support
Ce que le produit doit faire
En santé et sécurité au travail, l’essentiel se passe sur le terrain : une inspection, un incident, une vérification d’équipement. Ça se constate là où le travail se fait, pas au bureau.
L’application sert à capter ça au bon endroit : les formulaires se remplissent sur place, et les données arrivent structurées de l’autre côté — exploitables, plutôt qu’en photos de feuilles remplies à la main.
Pourquoi ça ne s’arrête pas à l’application
Une application de collecte qui s’arrête à la collecte laisse tout le reste à faire : qui est ce client, quel est son abonnement, qu’est-ce qu’on lui facture ce mois-ci, et qui répond quand il appelle.
C’est pour ça que l’application est branchée à Zoho, qui porte le CRM, les soumissions, la facturation, la gestion des abonnements et le support. Le formulaire rempli sur un chantier et la facture envoyée en fin de mois font partie de la même chaîne.
Où reposent les données
L’hébergement est assuré chez OVH, en territoire québécois. Sur des données de santé et sécurité au travail, l’endroit où elles reposent n’est pas un détail d’infrastructure : c’est une caractéristique du produit, et souvent une condition pour signer.
Sur le travail d’équipe
Ce mandat est mené en équipe au sein d’Actif. Ce qui est décrit ici est un travail collectif ; je n’en revendique pas la paternité seule.
Ce que « construit de zéro » veut dire ici
Il n’y avait pas de logiciel existant à reprendre, pas de gabarit sectoriel à adapter. Le point de départ était une manière de travailler décrite à l’oral : qui inspecte quoi, à quelle fréquence, ce qu’on note, ce qu’on transmet, ce qu’on facture.
La première difficulté d’un projet comme celui-là n’est pas technique. Elle est de transformer des habitudes en formulaires, sans perdre les exceptions qui font le métier. Un formulaire trop rigide, et les gens du terrain le contournent ; un formulaire trop souple, et la donnée qui arrive de l’autre côté n’est pas exploitable.
Pourquoi Zoho plutôt qu’un développement de plus
La facturation, les soumissions, la gestion des abonnements et le suivi client sont des problèmes résolus depuis longtemps. Les réécrire aurait voulu dire réécrire aussi les rapports, la TPS et la TVQ, les relances, les exports comptables — et devenir responsable de tout ça pour toujours.
Brancher l’application à Zoho déplace la frontière au bon endroit : on construit ce qui est propre au métier — la collecte terrain — et on s’appuie sur un outil éprouvé pour ce qui ne l’est pas. Le travail intéressant se déplace alors vers la jonction : comment un formulaire rempli sur un chantier devient une ligne de facture juste.
L’hébergement comme argument de vente
En santé et sécurité au travail, les données touchent des personnes, des incidents et parfois des blessures. La question « où sont nos données ? » arrive tôt dans les conversations commerciales, souvent avant les questions de fonctionnalités.
Un hébergement chez OVH en territoire québécois répond à cette question par un fait, pas par une politique de confidentialité. Ce n’est pas un détail d’infrastructure qu’on choisit à la fin : c’est une caractéristique du produit, et parfois la condition d’une signature.
Ce que ça change pour le client final
Avant, la chaîne comportait plusieurs ruptures : une observation sur le terrain, une saisie au bureau, un rapprochement manuel avec le contrat, puis une facture établie à part. Chaque rupture est un endroit où l’information se perd ou se déforme.
Une fois la chaîne continue, les questions changent de nature. On ne demande plus « est-ce que l’inspection a bien été faite ? » mais « qu’est-ce qu’elle a montré ? ». C’est un déplacement discret, et c’est tout l’intérêt du travail.
Ce que j’en retiens
Qu’un logiciel métier se juge rarement sur son écran principal. Il se juge sur ce qui arrive après : est-ce que la donnée collectée sert à quelque chose, est-ce qu’elle devient une facture, est-ce qu’on peut la retrouver un an plus tard quand quelqu’un pose une question.